RGIE 2026 en Belgique : règles et obligations électriques

Au 1er octobre 2026, la nouvelle version du Livre 1 du RGIE est annoncée comme applicable à partir du 1er novembre 2026. Voici les points à vérifier pour une installation électrique belge.

Le RGIE, ou Règlement général sur les installations électriques, fixe les règles belges relatives à la sécurité, à la conception, à la réalisation et au contrôle des installations électriques. En néerlandais, il est appelé AREI. Il concerne notamment les logements, les appartements, les parties communes, les installations professionnelles et les équipements électriques visés par la réglementation.

La date de référence de cet article est le 1er octobre 2026. À cette date, la page officielle du SPF Economie indique que la nouvelle version 2026 du Livre 1 sera applicable à partir du 1er novembre 2026. Il ne faut donc pas présenter ces modifications comme déjà entrées en vigueur le 1er octobre. La règle applicable doit toujours être déterminée selon la date d’exécution, la nature des travaux et la situation de l’installation.

Qu’est-ce que le RGIE et comment les livres sont-ils organisés ?

Le RGIE est le cadre réglementaire belge utilisé pour évaluer la sécurité des installations électriques. Il ne remplace pas l’analyse concrète de l’installation : une rénovation, une extension, une modification limitée ou une installation existante peuvent relever de dispositions différentes.

Les trois livres du RGIE

  • Livre 1 : installations électriques à basse tension et à très basse tension ;
  • Livre 2 : installations électriques à haute tension ;
  • Livre 3 : installations de transport et de distribution de l’énergie électrique.

Pour une maison ou un appartement, le Livre 1 est généralement le document le plus directement concerné. Toutefois, la qualification exacte dépend de l’installation et de ses caractéristiques. Les installations collectives, les parties communes d’un immeuble ou certains équipements particuliers peuvent nécessiter une analyse spécifique.

Quand un contrôle électrique est-il nécessaire ?

Le contrôle de conformité avant la mise en service

Avant la mise en service d’une installation neuve, ou dans les situations prévues après une modification ou une extension importante, un contrôle de conformité peut être requis. Ce contrôle vise à vérifier que l’installation réalisée correspond aux prescriptions applicables et qu’elle peut être mise en service dans des conditions sûres.

Le dossier présenté au contrôleur doit être cohérent avec les travaux réellement exécutés. La nécessité d’un contrôle et son contenu doivent être vérifiés en fonction de la date de réalisation, de l’importance des travaux et de la nature de l’installation. Une simple intervention d’entretien ne doit pas être automatiquement assimilée à une nouvelle installation.

Les visites de contrôle

Après la mise en service, certaines installations sont soumises à des visites de contrôle prévues par le RGIE. Les modalités dépendent notamment du type d’installation, de son usage et de la situation réglementaire applicable. Il ne faut donc pas appliquer un délai unique à toutes les maisons, tous les appartements ou toutes les installations.

Lors d’un contrôle, l’organisme compétent peut examiner l’installation, les dispositifs de protection, les tableaux, les conducteurs accessibles, la mise à la terre ainsi que les documents disponibles. Le contenu exact du contrôle dépend de la mission et de l’installation concernée.

Modifications, extensions et installations existantes

Une extension ou une modification ne se limite pas à l’ajout visible d’un appareil. Le remplacement ou l’adaptation d’un tableau, la création de nouveaux circuits, la transformation de pièces ou l’ajout d’équipements fixes peuvent avoir une incidence sur la conformité de la partie concernée.

Pour une installation ancienne, la date de construction et les transformations successives sont essentielles. Les installations existantes peuvent être examinées selon les dispositions qui leur sont applicables, y compris les dispositions transitoires ou les éventuelles dérogations prévues par la réglementation. Une installation ancienne ne doit donc pas être jugée uniquement avec les exigences actuelles sans vérifier son régime applicable.

En pratique, il est utile de rassembler les anciens procès-verbaux, les plans, les informations relatives aux rénovations et les preuves disponibles concernant la date des travaux. En cas de doute, une analyse par un électricien en Belgique et, si nécessaire, par un organisme de contrôle permet de distinguer l’entretien, la modification et l’extension.

Documentation : schémas unifilaires et plans de position

La documentation électrique joue un rôle central lors d’un contrôle. Les schémas unifilaires représentent l’organisation des circuits et des protections. Les plans de position indiquent l’emplacement des tableaux, prises, points lumineux, appareils et autres éléments pertinents, selon le contenu demandé pour l’installation.

Ces documents doivent correspondre à la situation réelle. Un schéma ancien qui ne mentionne pas une extension ou un tableau modifié peut compliquer le contrôle. Avant le rendez-vous, il est recommandé de vérifier :

  • la concordance entre le tableau et le schéma unifilaire ;
  • la présence des plans de position utiles ;
  • l’identification des circuits et des protections ;
  • la présence des rapports de contrôle précédents ;
  • la cohérence entre les documents et les travaux réalisés.

Vente d’un logement : quels réflexes adopter ?

Lors de la vente d’une maison ou d’un appartement, un contrôle de l’installation électrique peut être requis dans les situations prévues par le RGIE. Le vendeur, l’acheteur et le notaire doivent tenir compte de la date de l’installation, des modifications intervenues et du contenu du dossier disponible.

Un rapport de contrôle ne doit pas être interprété de manière générale sans lire ses conclusions et son contexte. Selon la situation, des remarques peuvent concerner l’installation existante, une partie modifiée ou la documentation. Il est préférable d’anticiper la recherche des documents et de demander une vérification avant la mise en vente lorsque le dossier est incomplet.

RGIE 2026 : que vérifier avant le 1er novembre 2026 ?

Au 1er octobre 2026, la nouvelle version du Livre 1 est annoncée comme applicable à compter du 1er novembre 2026. Toute rénovation planifiée autour de cette date doit être examinée avec attention. Le professionnel doit identifier la version applicable au moment concerné et tenir compte des dispositions transitoires ou des dérogations lorsqu’elles sont pertinentes.

Avant un contrôle RGIE, le propriétaire ou le gestionnaire peut préparer une liste simple :

  • rassembler les plans, schémas et anciens procès-verbaux ;
  • signaler les extensions et modifications réalisées ;
  • vérifier que le tableau et les circuits correspondent aux documents ;
  • laisser l’installation accessible au contrôleur ;
  • faire analyser les points douteux avant le contrôle, sans supposer qu’une solution identique convient à toutes les installations.

GPM Électricité Générale accompagne les propriétaires, copropriétaires et clients en rénovation pour l’analyse de leur installation, la préparation des documents et les travaux électriques adaptés à leur situation. Pour une première orientation, consultez notre page des services électriques ou utilisez notre formulaire de contact.

Sources officielles